Un nouveau Décret, paru le 2 mars dernier au Journal officiel, est venu préciser le contenu minimal des projets d’établissements, en y consacrant notamment la lutte contre la maltraitance.

La Loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 a créé l’article L.311-8 du Code de l’action sociale et des familles (CASF), lequel est venue instaurer, pour chaque ESSMS, un projet d’établissement ou de service, qui, initialement, définissait ses objectifs, notamment en matière :

  • De coordination ;
  • De coopération ;
  • Et d’évaluation des activités et de la qualité des prestations, ainsi que ses modalités d’organisation et de fonctionnement.

Ce projet, établi pour une durée maximale de cinq ans, était soumis à une consultation du conseil de la vie sociale ou, le cas échéant, après mise en oeuvre d’une autre forme de participation.

La Loi du 7 février 2022 (n° 2022-140) est venu compléter cet article en précisant notamment de nouvelles obligations mais aussi que « le contenu minimal du projet » devait être défini « par un Décret ». C’est désormais chose faite avec le Décret du 29 janvier 2024, qui est venu créer l’article D.311-38-3 du CASF ainsi que 5 éléments devant être inclus, au minimum, au sein du projet d’établissement ou de service.

1. Les modalités de coordination et de coopération

Ceci fait suite à la Loi du 2 janvier 2002 laquelle cherchait à favoriser la coordination et la coopération entre les établissements et à garantir la continuité des prises en charge et de l’accompagnement.

Ainsi, doivent être mentionnées au sein du projet d’établissement, les modalités de coordination et de coopération de l’établissement ou du service avec d’autres personnes physiques ou morales concourant aux missions exercées.

La coordination s’entend comme l’harmonisation d’activités diverses (chaque acteur disposant d’une tâche à effectuer). L’agencement de ces tâches permet ainsi l’accomplissement d’un objectif donné.

La coopération, quant à elle, permet un exercice et une méthode communs afin de fédérer les compétences de tous les acteurs dans la concrétisation d’un objectif commun.

L’objectif ainsi est de prévoir les modalités de la répartition de travail entre l’établissement (ou le service) avec toute autre autre personne physique (médecin, personnel libéral) ou morale (autre service ou autre établissement).

2. La démarche interne de prévention et de lutte contre la maltraitance

Point phare de la Loi du 7 février 2022, la prévention et la lutte contre la maltraitance sont venues s’intégrer parmi les objectifs fondamentaux du projet d’établissement ou de service dans l’article L.311-8.