Rappel de l’objet

Un EHPAD habilité à l’aide sociale est-il tenu d’établir et faire signer un avenant tenant compte desdits tarifs en vue de la facturation aux résidents ?

Textes de référence

  • Loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale ;
  • Code de l’action sociale et des familles, articles L. 311-4 et D. 311.

Eclairage juridique

Aux termes de l’article L. 311-4 du Code de l’action sociale et des familles (CASF), afin de garantir l’exercice effectif de ses droits mentionnés et notamment de prévenir tout risque de maltraitance, lors de son accueil dans un établissement ou dans un service social ou médico-social, un contrat de séjour est conclu ou un document individuel de prise en charge (DIPC) est élaboré avec la participation de la personne accueillie.

Le contrat de séjour ou DIPC définit les objectifs et la nature de la prise en charge ou de l’accompagnement dans le respect des principes déontologiques et éthiques, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles et du projet d’établissement ou de service. Il détaille la liste et la nature des prestations offertes ainsi que leur coût prévisionnel.

Le contenu minimal du contrat de séjour ou du document individuel de prise en charge est fixé par voie réglementaire selon les catégories d’établissements, de services et de personnes accueillies. En définitive, il est indispensable lors de l’élaboration du contrat de séjour de bien respecter le contenu minimal fixé par voie réglementaire venant informer l’usager, notamment sur ses modalités de séjour.